Modernisation de la Douane Burkinabè : Un plan stratégique 2017-2021 lancé

sl 3Rien n’arrête la douane burkinabè dans son élan de changement qualitatif. Cette volonté s’est matérialisée avec force le jeudi 15 décembre 2016 à la Direction Générale des Douanes (DGD). A cette date précise, un plan stratégique en vue de « faire de la douane du Burkina Faso, à l’horizon 2021, une administration moderne, équitable et professionnelle » a été lancé. D’un coût global de 20 milliards, le lancement de ce plan s’est fait en présence de son géniteur le Directeur Général des Douanes, Adama SAWADOGO mais aussi et surtout du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine COULIBALY/SORI, sans oublier les différents acteurs et partenaires de la douane burkinabè.


 

Toute révolution a une histoire. La révolution en devenir à la douane burkinabè ne fait pas exception à cette règle. « Quand j’ai pris service le 4 février 2015, beaucoup de questions ont traversé mon esprit. Entre autres, il y avait : comment faire pour donner un nouvel élan à notre administration ? Quelle vision avons-nous pour l’administration des douanes ? Sur quel référentiel de proximité vais-je m’appuyer pour mener à bien la mission qui m’est confiée ? J’ai fait appel à ma mémoire de douanier, je n’ai pas souvenance de l’existence d’un tel document dans notre administration. J’ai alors compris que quelque chose de fondamentale manque à notre administration », dixit le Directeur Général des Douanes, Adama SAWADOGO.

Tout est donc parti de là. Les bonnes questions conduisent toujours aux bonnes réponses, dit-on. Pour que la douane burkinabè cesse d’être une feuille morte qui se déplace au gré du vent, le Directeur Général a créé la Cellule de Réformes et de Modernisation (CReM) avec pour mission urgente l’élaboration d’un plan stratégique sur cinq ans pour la Direction Générale des Douanes. C’est William Alassane KABORE, Inspecteur Divisionnaire des Douanes qui a été mis à la tête de cette commission. Ce comité, selon son président, a travaillé d’arrache-pied pendant un an et demi en synergie avec l’ensemble des acteurs, partenaires et sympathisants de la douane pour ce plan original devant faire de la douane burkinabè une référence dans la sous-région, voit le jour.

Cette vision ne pouvait qu’avoir les faveurs des plus hautes autorités du pays. En témoigne cette déclaration du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine COULIBALY : « En décidant de tourner la page à un mode de gestion désuet dans votre administration, vous vous mettez en conformité avec les recommandations imposées aux administrations publiques de se doter d’un document d’orientation stratégique pluriannuel. Je voudrais donc vous féliciter pour cette démarche et vous assurer de la volonté politique du MINEFID à vous accompagner dans sa mise en œuvre ».

 Il faut noter que ce plan est conforme aux standards de l’Organisation Mondiale du Commerce et de l’Organisation Mondiale des Douanes.


Un plan pour quelle fin ?

La finalité du Plan stratégique de la DGD est de « contribuer à la collecte optimale et équitable des recettes, à la protection de la société et à la facilitation des échanges ». Cette finalité prend en compte les trois missions essentielles de la douane à savoir :

  • La mission fiscale qui lui permet de percevoir les taxes dont elle a la charge dans le cadre de la mobilisation des ressources propres à l’Etat ;
  • La mission économique à travers laquelle elle soutient la compétitivité des entreprises et ;
  • La mission de concours à d’autres administrations à travers des appuis multiformes.

Le plan, il est bien de le préciser, est fait de trois piliers stratégiques à savoir :

Axe 1 : management moderne de l’administration ;

Axe 2 : mobilisation des recettes douanières et facilitation des échanges et enfin ;

Axe 3 : communication et développement du partenariat.

« Avec ce plan, nous dit le Directeur Général, la douane rompt avec une gestion par activité. Elle rompt avec une gestion à courte vue pour passer réellement vers un nouveau style de management qui va concilier évaluation des politiques publiques et budgétisation par programmes et indicateurs de performance ». Pour le ministre en charge de l’Economie, « le maître mot est la modernisation ». Notamment celle qui va contribuer à déconnecter graduellement le douanier du client, celle qui va permettre de collecter de façon virtuelle, des documents authentiques des opérations de dédouanement pour une meilleure compétitivité de l’économie.

Ce plan stratégique s’inscrit, il faut le souligner, dans la contribution à la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).


20 milliards de F CFA à mobiliser

La réalisation de ce plan va nécessiter la mobilisation de 20 milliards de F CFA. Mission impossible ? « Nous sommes sereins, selon le Directeur Général des Douanes, car l’engagement à nos côtés de l’Etat, des parties prenantes et de l’ensemble du personnel de l’administration douanière rassure ». Pour le Directeur Général des Douanes, les résultats apporteront plus de satisfaction que la souffrance des efforts de mobilisation des ressources financières.

Pour lui, après l’adoption de ce plan, il faut se retrousser les manches et aller au charbon. Il a alors invité les parties prenantes à s’approprier les orientations stratégiques pour « qu’ensemble nous puissions travailler en direction des intérêts de l’Etat et de la Nation toute entière ». Le Directeur Général a nommément invité l’Organisation Mondiale des Douanes, la Chambre de Commerce, la Cotecna, le Groupement des Industriels, les commerçants, les commissionnaires en douane agréés, les transporteurs à jouer leur partition. Il a terminé en rassurant les différentes parties prenantes de son engagement entier à créer les conditions favorables à la réussite de la mise en œuvre de ce plan. C’est dire donc qu’à la douane burkinabè, désormais, plus rien ne sera plus comme avant.


Le plan vise les résultats suivants :

  • Un management stratégique qui va instaurer la culture de la reddition des comptes au sein des douanes ;
  • la promotion de l’éthique et de la bonne gouvernance pour assurer la transparence de nos actions ;
  • la promotion d’une gestion moderne des ressources humaines pour développer le professionnalisme et nous assurer de la bonne utilisation des compétences ;
  • la gestion efficace du patrimoine pour assurer de bonnes conditions de travail au personnel ;
  • la collecte équitable et efficace des recettes douanières pour contribuer davantage à l’action du MINEFID dans la politique de développement du gouvernement ;
  • le renforcement de la lutte contre la fraude et de la concurrence déloyale pour encourager les entreprises citoyennes et réprimer la délinquance économique ;
  • la facilitation et la sécurisation des échanges commerciaux pour mieux assurer notre mission économique ;
  • la gestion et la consolidation de la coopération internationale pour assurer notre ancrage au plan régional et international et nous permettre de bénéficier de bonnes pratiques en matière de procédures douanières ;
  • la consolidation et l’intensification du partenariat avec les parties prenantes ;
  • la promotion de la communication interne et externe pour être plus visible et redorer ainsi notre image aux yeux de la société.

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