Journée internationale de la Douane

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L’analyse des données comme boussole


Le 26 Janvier de chaque année, la Direction Générale des Douanes (DGD) du Burkina Faso, à l’instar des douanes du monde entier, célèbre la Journée Internationale de la Douane (JID).A la faveur de cette commémorationle 26 janvier 2017, le Directeur Général des Douanes (DGD) du Burkina Faso, Adama Sawadogo, a justifié la pertinence du thème qui a trait à l’analyse des données.  Pour mieux gérer les frontières, il faut analyser et interpréter les données collectées par les services des douanes. C’est un gage pour tout pays qui veut contrôler ses flux entrants et sortants. En marge de cette commémoration, la DGD a volé au secours des plus démunis. C’est pourquoi elle a remis des vivres aux pensionnaires du Centre Delwende de Sakoula. Après Sakoula, la DGD est allée au chevet des patients du District Sanitaire de Bogodogo avec du matériel médico-technique. Dans la soirée, le Patron des Douanes burkinabè, Adama Sawadogo, son personnel et certains de ses partenaires, ont organisé, à Ouagadougou, une séance de fitness.


« Analyse des données », c’est le thème qui a fait l’unanimité dans les 180 pays membres de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) pour célébrer, le 26 janvier 2017, la JID. Et le slogan, « l’analyse des données au service d’une gestion efficace des frontières », atteste de la pertinence de la thématique. Au Burkina Faso, l’administration douanière n’est pas restée en marge de cette manifestation. Simplement parce que le thème est pertinent et ne laisse aucun pays dans l’indifférence.

La gestion des frontières est un défi qui se pose avec acuité à tous les pays. Cet avis est largement partagé par le DGD du Burkina Faso, Adama Sawadogo. Conscient de cet état de fait, celui-ci trace des pistes de solutions en vue d’y faire face. Surtout, dans un pays aux ressources limitées (matériels technologique et humain) comme le nôtre. « Certains protègent leur pays avec des drones alors que chez nous, ce n’est pas le cas. Même si nous ne pouvons pas assurer une intangibilité à 100% de nos frontières, c’est de travailler à développer les technologies de l’information et de la communication », a fait remarquer Adama Sawadogo.

Dans ses missions régaliennes, la douane collecte de nombreuses données, non seulement dans la procédure de dédouanement, mais aussi dans le contrôle des personnes et des biens. Ces différentes données sont brutes, c'est-à-dire sans aucune analyse profonde en vue d’une éventuelle interprétation. Pour l’OMD, à travers une bonne analyse des données recensées, l’on peut anticiper sur certains actes. Notamment, en matière de lutte contre la fraude douanière, la criminalité transfrontalière voire la lutte contre le terrorisme.

C’est pourquoi Adama Sawodogo a souligné que « la douane qui est au courant de beaucoup de flux, qui a des données sur des flux étrangers et sur les flux nationaux, peut arriver à déceler des activités qui ne sont pas à encourager ». Il s’est d’ailleurs réjoui d’appartenir à l’une des rares administrations publiques à avoir une organisation mondiale. « Dans cette Organisation mondiale, se côtoient des administrations qui sont à des années lumières de la nôtre ; ce qui permet un partage d’expériences en son sein », a-t-il relevé. « L’une des expériences réussies aujourd’hui, est l’analyse des risques. Il faut pouvoir analyser les risques qui sont des probabilités qu’un acte soit posé en violation des lois et règlements (nationaux ou internationaux) », a noté le Patron de la douane burkinabè. Pour y faire face, il faut impérativement mutualiser les ressources en les adaptant aux mutations dans le domaine du commerce international.

« Le commerce mondial aujourd’hui est multiplié par cent (100) (par rapport à 30 ans en arrière), alors que les effectifs et les moyens dont disposent la plupart de nos administrations, ne sont pas en adéquation avec cette évolution du commerce. Si on ne peut pas tout contrôler, on peut au moins contrôler mieux. Notre objectif aujourd’hui, c’est faire en sorte que nous contrôlons moins, mais, mieux et cela suppose que nous fassions des analyses de risque », a recommandé Adama Sawadogo.

Soutenir les plus démunis

En marge de cette commémoration, la DGD a apporté des provisions alimentaires composées de bidons d’huile, de sacs de haricots, des cartons de poissons séchés, etc., aux 226 pensionnaires du Centre Delwende de Sakoula.

Voilà un geste qui a réjoui plus d’un, notamment la Sœur Hortencia Filipe Sizalande, Directrice dudit Centre. « C’est Dieu qui vous a conduit chez nous, car nous avons tapé à plusieurs portes, sans aucune réponse », a-t-elle témoigné. « Nous sommes très ravies pour ce don offert par la Douane qui nous met du baume au cœur. Je remercie les donateurs et souhaite que Dieu les bénisse et fasse prospérer leurs affaires », a ajouté la Sœur religieuse. Cette joie est largement partagée par les pensionnaires du Centre. En témoignent les chants accompagnés d’acclamations nourries. « Le don de la douane nous va droit au cœur. C’est quelque chose que l’on ne peut pas oublier », a relevé Sœur Hortencia Filipe Sizalande. Sourire aux lèvres, la représentante des pensionnaires, Christine Sawadogo, a dit manquer de mots pour remercier les donateurs. « Nous vous remercions d’avoir pensé à nous. Nous vous souhaitons beaucoup de succès dans vos tâches quotidiennes », a-t-elle manifesté à l’endroit des généreux visiteurs.

En saison hivernale, l’accès au Centre Delwende relève d’un parcours de combattant. C’est pourquoi Sœur Hortencia Filipe Sizalande a exhorté les bonnes volontés à leur faciliter son accès, « pour favoriser les visites et les évacuations sanitaires ».

Jusque-là, le Centre disposait seulement de deux (2) forages pour s’approvisionner en eau. Il lui fallait donc un point de stockage afin de parer à toute éventualité. C’est pourquoi ses premiers responsables ont plaidé auprès de la DGD. Lequel plaidoyer a trouvé écho favorable auprès de cette dernière qui, en retour, a décidé de leur offrir un château d’eau. De quoi égayer donc Sœur Hortência Filipe Sizalandé. « L’eau, c’est la vie. Si notre Centre en manque, nous ne saurions pas quoi faire avec ces dames. Cela nous soulage énormément », s’est-elle exclamée. C’est donc avec plaisir que la maitresse des lieux a ordonné une visite guidée qui a pris fin au pied du château où l’eau a jailli.

Après Sakoula, Adama Sawadogo et sa délégation ont mis le cap sur le District Sanitaire de Bogodogo. Là, ils ont offert du matériel médico-technique pour venir en aide aux usagers. « C’est un ensemble d’équipements, qui doit, normalement permettre de mieux prendre en charge la santé de nos vaillantes populations», a laissé entendre le DG des douanes.

Du côté de l’administration du District Sanitaire de Bogodogo, c’est un satisfecit. « Ce matériel est très capital pour nous, agents de santé. Parce qu’il va permettre d’améliorer la qualité des soins au niveau de nos formations sanitaires. Il va également nous permettre de lutter contre les infections nosocomiales, améliorer le séjour des malades au niveau des formations sanitaires et améliorer le cadre de travail des agents de santé », a présagé Dr Moussa Sana, Médecin Chef du District Sanitaire de Bogodogo. Quid donc de l’utilisation de ce matériel ? « Nous allons faire une répartition équitable au niveau des formations sanitaires publiques et veiller à ce que ce matériel puisse être utilisé à bon escient », a rassuré le Médecin Chef qui a, à son tour, invité les formations sanitaires bénéficiaires à en faire bon usage.

Dans le domaine de la santé, un don, minime soit-il, est inestimable. Ce qui compte le plus, c’est le geste. C’est en tout cas le sentiment de la Représentante du Directeur Régional de la Santé du Centre, Dr Marie Emmanuelle Zouré. « C’est un don d’une valeur inestimable qui permettra de sauver de nombreuses vies », a-t-elle insinué. Le DGD, Adama Sawadogo, pense que « les équipements médico-techniques permettront de mieux prendre en charge la santé des populations ». Il a par ailleurs encouragé le personnel de santé à toujours œuvrer au bénéficie des populations.

Le sport, facteur de cohésion au sein des Douanes

Les agents des Douanes ont activement pris part, dans la soirée du 26 janvier 2017, à Ouagadougou, à une séance de fitness. Le sport, c’est la santé, dit-on communément. Aux sons de musique, ces sportifs ont passé plus d’une heure d’activités sportives intenses sans s’en rendre compte. Tellement l’ambiance était conviviale. Difficile dans ce contexte de voir le temps passé. Ce, en présence du DGD, Adama Sawadogo et sous le regard bienveillant de Ousséni Cissé, professeur de fitness depuis environ vingt (20) ans. « Le sport a de nombreux bienfaits. Il permet d’avoir une longue vie. A tout âge, on peut faire le sport comme on le veut et le désire. Il donne un bon équilibre dans la vie », foi du professeur de fitness. A regarder les sportifs s’adonner à cœur joie aux différents exercices, l’on ne peut que s’en convaincre des bienfaits du sport.

Le DGD, Adama Sawadogo, après d’intenses exercices sportifs, s’est dit un peu fatigué. Ce qu’il retient par contre, ce sont les bienfaits du sport et la cohésion que celui-ci créé entre les gabelous et leurs partenaires. « Le sport, comme nous venons de le dire, est un facteur de cohésion au sein de l’administration des douanes », a-t-il insisté. Au sujet de la célébration de la JID, c’est un pari gagné pour Adama Sawadogo, d’où son satisfecit. « C’est une satisfaction totale puisque depuis plus d’une décennie, nous n’avons pas fêté la JID. Vraiment, l’occasion était unique pour nous de renouer avec le passé et montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il y a une journée qui est dédiée à l’administration des Douanes », a noté le patron des Douanes burkinabè.

Présent aux côtés des agents des Douanes, le Directeur Général des Impôts, Adama Badolo, a salué l’organisation de cette séance de fitness. Venir communier avec une administration sœur qui mobilise des ressources au profit de l’Etat, est pour lui, un sentiment de fierté. « Nous sommes là ce soir pour apporter notre soutien à une administration sœur pour une activité digne d’intérêt. Parce qu’il s’agit du sport pour donner plus de tonus et de vigueur aux agents, pour les maintenir en bonne santé afin qu’ils puissent bien faire leur travail », a martelé le Directeur Général des Impôts (DGI). La solidarité entre les différentes administrations est une réalité. Adama Badolo a ajouté que la DGI est aux côtés de la DGD pour cette activité qui contribue énormément au bien être de l’organisme.

« Je me sens rajeuni. Nous sommes tellement absorbés par les activités quotidiennes que nous n’avons pas souvent le temps pour nous permettre de nous aérer et d’être beaucoup plus efficaces. A l’occasion de cette JID, Cotecna Burkina a bien voulu être aux côtés de son partenaire », a confié Désiré Kam, Directeur Général de Cotecna Burkina.

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