Systèmes informatiques douaniers

L’UEMOA connecte le Togo et le Burkina Faso, 


Il s’est tenu, le 7 décembre 2017, à Tenkodogo, une rencontre d’échanges entre les acteurs de la mise en œuvre du projet piloteSI DOUANES d’interconnexion des systèmes informatiques douaniers le long du corridor Lomé-Cinkansé-Koupéla-Ouagadougou et du corridor Lomé-Cinkansé-Koupéla-Kantchari. Ce projet, faut-il le relever, est une initiative conjointe de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Afrique (UEMOA) et du gouvernement japonais à travers l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). A terme, il vise à diminuer le temps consacré aux procédures de transit sur le corridor Lomé-Ouagadougou et ainsi contribuer à la fluidification du trafic entre les deux pays. 

A travers ce projet pilote d’interconnexion des systèmes informatiques douaniers, l’UEMOA et les gouvernements togolais et burkinabè se sont engagés pour la fluidification du passage transfrontalier à travers l’opérationnalisation des Postes de Contrôle Juxtaposés à Cinkansé. D’où la tenue d’une rencontre d’échanges le 7 décembre 2017, à Tenkodogo. L’objectif de celle-ci est de mettre tous les acteurs de mise en œuvre au même niveau d’information.

La tenue de cette rencontre, a témoigné Takako Ishizaki, Conseillère technique pour le Développement des Infrastructures de Transport et de l’Energie, par ailleurs experte de la JICA à l’UEMOA, intervient à un moment où le projet connait une avancée significative dans sa mise en œuvre. 

« Le corridor Lomé-Ouagadougou est très important pour le développement des deux pays et à ce titre, nous devons conjuguer nos efforts pour y fluidifier les échanges à travers le bon fonctionnement des Postes de Contrôle Juxtaposés à Cinkansé », a relevé Takako Ishizaki. C’est pourquoi elle a rappelé la nécessité de la mise en place de la garantie unique entre les chambres de commerce du Togo et du Burkina Faso. « Nous espérons que les expériences et les savoir-faire acquis de ce projet seront utilisés par les autres Etats membres de l’UEMOA pour l’amélioration de leurs systèmes douaniers », a laissé entendre Takako Ishizaki.

Susciter l’adhésion des acteurs de mise en œuvre

Selon Antoine Zoungrana, Expert en douane à la Commission de l’UEMOA et Coordonnateur du projet d’interconnexion, cette opération qui réduit le temps de passage des camions aux postes de contrôle, concerne pour l’instant les marchandises en transit. « Si vous devez faire 48 heures et que vous avez maintenant la possibilité de passer en 2 heures, je pense que les aspects économiques sont évidents pour un transporteur », a-t-il explique. Puis, il a appelé tous les acteurs à s’associer pour la réussite de cette opération.

Le souhait du Directeur de l’Union Douanière et de la Libre Circulation à l’UEMOA, Alain Séraphin Pykbougoum, est que les opérations de transit se mènent de bout en bout, c'est-à-dire d’un point de départ à un point de destination sans être ralenti. Déjà, les équipements nécessaires ont été livrés pour l’échange des informations entre les deux administrations. La formation des utilisateurs va s’achever d’ici la fin du mois de décembre. Le projet, de l’avis de Alain Séraphin Pykbougoum, va véritablement démarrer d’ici la fin de mars 2018.

La Commission de l’UEMOA fonde donc un espoir sur ce projet pilote car sa réussite sera un modèle dans la région. Le coût estimatif du projet est de 1,65 millions USD (1 093 786 867 francs CFA) financé par la JICA. 

 

 

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