Transit international

Les systèmes informatiques douaniers du Burkina et du Togo interconnectés


transit1Le lundi 28 mai 2018 a vu le lancement officiel de l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers du Togo et du Burkina Faso. D’un montant de plus d’un milliard de F CFA (195 millions de yens japonais) le projet a été financé par la JICA.

L’interconnexion des systèmes douaniers du Togo et du Burkina Faso est désormais une réalité. Elle consiste en l’émission d’un document unique de transit depuis un bureau de départ au Togo jusqu’à un autre au Burkina Faso sous le couvert d’une caution unique avec des informations communiquées en temps réel aux administrations douanières. Au lancement de cet outil pilote, le lundi 28 mai 2018 à Ouagadougou, le Directeur Général des Douanes (DGD), Adama Sawadogo a précisé qu’« un aspect important de la modernisation des opérations douanières vient d’être concrétisé par cette interconnexion. Les avantages sont indéniables : outre les gains de temps et de coûts, la fluidité des échanges … l’interconnexion va être le tremplin pour la mise en œuvre réussie d’autres projets dans le domaine des reformes douanières notamment la mise en œuvre de la déclaration anticipée,des décisions anticipées et des opérateurs économiques agréés », a noté le DG des douanes. Pour lui, une nouvelle ère en matière de transit international s’ouvre pour les deux pays et le DGD a donc bon espoir que cela contribuera à l’atteinte de leurs objectifs de développement.

Ibrahima Diémé, le représentant du président de la Commission de l’UEMOA, a expliqué que l’Union, depuis sa création, s’est engagée sur les chantiers de l’intégration économique de ses Etats. transit2Malgré la Zone de libre-échange, l’Union douanière et le Tarif extérieur commun (TEC), a-t-il poursuivi, beaucoup reste à faire en vue de réduire, voire éliminer les nombreuses entraves à la libre circulation des biens. « Lorsque les marchandises sont appelées à traverser plusieurs pays de la région, les Etats membres continuent d’avoir une application unique des transits ordinaires, en lieu et place des transits régionaux. Cette pratique crée des ruptures de charge au niveau des frontières intérieures de notre Union, ce qui occasionne un ralentissement des trafics et une persistance des entraves à la libre circulation », a relevé Ibrahima Diémé. Il a donc confié que le lancement de l’interconnexion des systèmes douaniers du Togo et du Burkina Faso mettra fin à cette pratique. En effet, a-t-il détaillé, depuis le 11 mai 2018, les premières opérations de transit régional informatisé des produits pétroliers ont été enregistrées au niveau du Bureau des hydrocarbures de Lomé, à destination du Bureau des douanes de Bingo au Burkina Faso.

Pour sa part, le représentant-résident de la JICA, Kobayashi Takemichi, a rappelé que le corridor Ouaga-Lomé est important pour le développement des deux pays et il était nécessaire de travailler à y fluidifier les échanges à travers cette interconnexion. Déjà, a-t-il précisé, la JICA et l’UEMOA viennent de réaliser le Plan directeur de l’aménagement des corridors pour l’Anneau de croissance en Afrique de l’Ouest qui concerne les corridors Lomé-Ouaga, Abidjan-Ouaga, Téma-Ouaga et Abidjan-Légos ; cela, pour favoriser un développement économique équilibré entre les zones côtières et intérieures des quatre pays.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, représentant son Excellence Monsieur le transit3Premier ministre, s’est réjoui si l’on sait qu’une interconnexion réussie entre ces deux systèmes douaniers constitue un modèle qui pourrait être étendu à tous les autres pays membres de l’UEMOA. Du reste, il a expliqué que le transit pour un pays de l’hinterland comme le Burkina Faso constitue un des risques majeurs pour la sécurisation des recettes et l’interconnexion présente des avantages comme la lutte contre la fraude, la sécurisation des recettes, la fin de la rupture de charge et par conséquent le gain en temps (de 96 h à 2 h à la frontière) et en coût pour les acteurs de toute la chaine comme les importateurs, l’administration douanière, les transporteurs et les chauffeurs qui souffrent de longues attentes à la frontière pour les formalités. 

 

 

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